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28/1/23 - Otages Iran :Rassemblement, à 14h00, à Paris

Dernière mise à jour : 25 janv. 2023




À l’approche d’un nouveau train de sanctions de l’Union européenne vis-à-vis de Téhéran, l’inquiétude monte d'un cran chez les proches des prisonniers français détenus en Iran. Les familles redoutent que la République islamique ne les instrumentalise encore un peu plus. Témoignages.




"Difficile de parler et dire ce que l’on a sur le cœur sans prendre le risque de mettre nos proches dans des positions plus difficiles encore, commente Blandine, la sœur de Benjamin Brière, arrêté en mai 2020 et condamné à huit ans et huit mois de prison pour espionnage car accusé d'avoir photographié des zones interdites avec un drone de loisir dans un parc naturel. Bien sûr, les sanctions européennes sont peut-être porteuses d’espoir pour le peuple iranien, mais elles le sont peut-être moins pour nos proches. En fait, on ignore les conséquences que des sanctions européennes peuvent avoir sur les détenus européens. D’ailleurs, des familles préfèrent garder le silence pour ne pas entraver les efforts diplomatiques déployés par la France. Nous, on accepte de parler, mais on est effrayés par ce qui se passe."

Les dernières nouvelles de Benjamin Brière ne sont pas rassurantes. Le froid qui perce à travers les carreaux cassés de sa cellule et l'attente fébrile au milieu de codétenus condamnés à mort, ont entamé le moral du prisonnier de 37 ans, très probablement victime de la diplomatie des otages, que pratique périodiquement la République islamique depuis 1979. "Il ne cherche plus à nous cacher la réalité pour ne pas qu’on s’inquiète. Il est à bout de souffle".


Sept détenus connus des autorités françaises

Comme Benjamin Brière, au moins six autres ressortissants français sont actuellement détenus en Iran. Parmi eux, la chercheuse franco-iranienne Fariba Adelkhah, arrêtée en juin 2019 puis condamnée à cinq ans de prison pour atteinte à la sécurité nationale. Cécile Kohler et son compagnon Jacques Paris ont été interpellés en mai alors qu'ils faisaient du tourisme en Iran. Bernard Phelan, franco-irlandais de 64 ans, souffrant de problèmes de cœur et d’une pathologie des os, a lui été arrêté le 3 octobre alors qu’il effectuait un déplacement dans le cadre de ses activités de consultant pour un tour opérateur. Trois autres ressortissants, dont les familles ont choisi de garder l’anonymat, sont également détenus dans des geôles iraniennes.


En tout, ce sont plus d'une vingtaine de ressortissants de pays occidentaux, binationaux pour la plupart, qui sont détenus ou bloqués en Iran. (...)




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